Art brut/Oeuvres de l'Abbé Fouré

L’Abbé Fouré – l’Ermite de Rothéneuf

Une oeuvre d’Art brut :

Considérée comme l’une des 3 plus grandes oeuvres en France.

Adofe – Julien Fouéré, dit l’Abbé Fouré, né le 4 septembre 1839 à Saint-Thual et décédé le 10 février 1910 à Rothéneuf, est un prêtre artiste d’art brut, principalement connu pour ses rochers sculptés.

Il est formé au sacerdoce au petit séminaire de Saint-Méen-le-Grand, puis au grand Séminaire de à Rennes. C’est à partir de cette époque qu’il se fait appeler du nom de Fouré.

Ordonné prêtre le 19 décembre 1863, il est nommé successivement de 1865 à 1877, comme vicaire à Paimpont, où il dessert la chapelle Saint Eloi des Forges de Paimpont.

De 1877 à 1881, il est vicaire à Guipry.

De 1881 à 1887, il est Recteur de Forges-la-Forêt.

De 1887 à 1889, il est Recteur à Maxent.

En février 1889, pour une dernière fois il est nommé Recteur dans la paroisse de Langouët, près de Rennes. Il y arrive avec « une dureté d’oreille » (Source registre du conseil municipal de Langouët, 1894).

En 1894, malgré une pétition de ses paroissiens voulant le conserver, l’abbé Fouré est contraint d’abandonner son ministère et de se retirer comme prêtre habitué, à Rothéneuf, à 5 Km de Saint-Malo. (Rothéneuf se trouve aujourd’hui dans la grande banlieue de cette ville, mais en 1900, était rattaché à la commune de Paramé, station balnéaire alors en vogue).

L’ecclésiastique entame alors une œuvre monumentale, directement taillée sur les rochers, fresque sculptée en plein air, à la merci de l’érosion marine. Pendant treize ou quatorze ans, de fin 1894 à 1907, il sculpte plus de 300 statues sur cet ensemble remarquable de rochers granitiques surplombant la mer et crée de nombreuses sculptures en bois dans sa maison du bourg appelée Haute folie, Maison de l’Ermite et également connue sous le nom de « Musée Bois ».

En 1907, frappé de paralysie, et atteint de difficulté d’élocution, il est contraint d’arrêter toutes ses activités. On le voit alors reposant dans son célèbre fauteuil, dans la maison portant le nom d’ Ermitage de Rothéneuf, où il décède le 10 février 1910. L’Abbé Fouré contribuera largement à la notoriété de ce petit village maritime au début des années 1900.

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Une réflexion sur “L’Abbé Fouré – l’Ermite de Rothéneuf

  1. Bonjour Joëlle,
    Merci pour ce blog que je vais indiquer dans les liens de mon propre blog Le Poignard Subtil et pour la mémoire de l’œuvre de l’abbé Fouré.
    Je viens ici faire une remarque sur le titre de cette note: l’œuvre de l’abbé présentée comme « l’une des trois plus grandes œuvres » (d’art brut) « en France »… C’est un peu confus comme titre, excuse-moi de vouloir le préciser. Tu pensais probablement en rédigeant ce titre et ce classement, il me semble, plutôt à l’un des trois plus importants environnements d’art spontané en France (terme qui permet d’englober art brut et art naïf, deux catégories que les connaisseurs distinguent fortement). Là oui, cela fait davantage sens. Avec Picassiette et Cheval, il a longtemps été considéré en effet comme un environnement créé en plein air des plus emblématiques.
    L’art brut comprend énormément d’œuvres et de créateurs (je préfère ce terme à « artiste » qui est confusionniste). Fouré, si l’on l’associe à ce corpus, n’est pas le plus extraordinaire de tous, ou si on veut à tout prix le considérer ainsi, il en est un parmi beaucoup d’autres, ils ne sont pas que trois…!

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